Surveillance
de la formule sanguine

Les conséquences hématologiques

Fatigue, douleur, angoisse
 



Le suivi des malades

Surveillance de la formulation sanguine

La chimiothérapie provoque des effets secondaires sur les constituants du sang.
Une surveillance doit être faite par une prise de sang heb
domadaire ou toutes les 3 ou 4 semaines selon le type de traitement.

Quels sont les constituants du sang ?

Les globules rouges sont des cellules du sang qui transportent l’oxygène vers tous les organes et tissus du corps.

Les globules blancs sont des cellules responsables de la défense du corps en luttant contre les infections causées par les microbes. La chimiothérapie engendre souvent une baisse de ces globules blancs et expose ainsi le patient à un risque accru d’infections.

Le plasma est la partie liquide du sang qui contient de nombreuses protéines et substances minérales.

Les plaquettes sont des petites cellules du sang en forme de disque, nécessaires à la formation de caillots sanguins et qui jouent un rôle dans l’arrêt du saignement et la formation des ecchymoses.


Quelles sont les conséquences hématologiques ?

- Une diminution des plaquettes ou thrombopénie
* si le nombre de plaquettes reste supérieur à 20 000, seule une surveillance plus rapprochée est faite par des prises de sang régulières
* si le nombre de plaquettes passe en dessous de 20 000, cela nécessite une surveillance clinique et parfois une transfusion de plaquettes. Cet état induit souvent l’apparition de petites tâches rouges, sorte de petits hématomes appelés pétéchies.

Les traitements lourds de chimiothérapie ou radiothérapie empêchent la moelle osseuse de fabriquer les cellules sanguines dont les plaquettes.
La transfusion de plaquettes permet alors d’éviter les risques d’hémorragie. Elle est incontournable pour de très nombreux malades. Les besoins en plaquettes sont donc très importants.

Le don de plaquettes est indispensable car la durée de vie des plaquettes est très courte (5 jours). Les personnes accompagnant un patient en traitement à l’hôpital peuvent penser donner 2 heures de ces longs moments d’attente pour faire pratiquer un prélèvement de plaquettes de leur sang. C’est une autre manière de soutenir et entourer les malades.
L’Etablissement Français du Sang donne tous les renseignements concernant ces prélèvements ainsi que la liste des sites de collecte.
www.dondusang.net ou Tel 0810 150 150.

- Une diminution des globules blancs ou neutropénie
Si le nombre de certains globules blancs appelés « Polynucléaire Neutrophile », est inférieur à 500, un traitement par facteurs de croissance est indispensable (Granocyte, Neupogène, Neulasta,…). Ces facteurs sont des produits permettant de stimuler la production de cette variété de globules blancs au niveau de la moelle.

* Cet état peut engendrer une fièvre. Dans ce cas, l’hospitalisation s’impose dans une chambre isolée jusqu’à ce que les polynucléaires neutrophiles remontent à 1000. Un traitement par antibiotiques est alors nécessaire.
* Si le malade n’est pas fébrile, il n’y a pas d’hospitalisation systématique mais simplement une surveillance de la température.


Fatigue, douleur, angoisse

Les effets secondaires des traitements affectent l’état général du patient et entraînent souvent une importante fatigue. Il faut en parler à son médecin car elle peut être prise en compte.

Après le choc de l’annonce, il faut faire face aux angoisses dues à la maladie. Certains moments sont difficiles à vivre psychologiquement et le soutien moral apporté par l’entourage joue un rôle essentiel et est une aide précieuse pour lutter contre sa maladie.
Mais quelquefois, la famille et les proches ne suffisent pas à combler cet énorme besoin d’écoute.
Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à en parler au médecin ou au psychologue présent dans les services de cancérologie.